Lundi 12 Mai 2008

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Orange recrute


Politique de stage école
"Il faut découvrir au moins deux entreprises lors de la césure !"

Avec onze ou douze mois de stage - et plus encore pour ceux qui optent pour l'année de césure ! - les étudiants de l'ESC Lille achèvent leur formation avec une véritable expérience professionnelle, enrichie pour la moitié d'entre eux d'une expérience à l'international. Jacques Guilluy, Directeur des Relations Entreprises, nous présente les différentes étapes de ce parcours...

DirectEtudiant : Comment sont répartis les stages dans le cursus de l'ESC ?

Jacques Guilluy : Si notre organisation est semblable à celle de nombreuses écoles, il faut savoir toutefois que le stage de première année dure trois mois et non deux comme c'est souvent le cas. L'objectif pour l'étudiant est de participer véritablement à un projet. Le stage de deuxième année dure cinq mois tandis que celui de troisième année s'étale sur six mois de mai à octobre pour les étudiants qui n'ont pas fait d'année de césure entre la deuxième et la troisième année. Au bout du compte, lorsque les étudiants achèvent leur formation, ils ont passé de douze à dix-sept mois en entreprise.


DirectEtudiant : On peut alors parler d'une véritable expérience professionnelle...

Jacques Guilluy : Tout à fait. D'autant que nous insistons surtout au cours de ces trois années sur l'acquisition d'un portefeuille de compétences dans la fonction choisie. S'ils s'intéressent à la fonction RH par exemple, il faut qu'ils aient pu aborder ses divers aspects comme la formation, le recrutement, la gestion des payes, l'administration sociale ou encore la communication interne. Ils les découvriront au travers des stages bien sûr mais également grâce à un accompagnement individuel tout au long de la deuxième et de la troisième année.


DirectEtudiant : N'est-ce pas déjà une forme de spécialisation ?

Jacques Guilluy : Pas en première année. Il faut en fait que les stages et l'accompagnement permettent à l'étudiant de valider ses premières hypothèses. A ce titre, un stage qui se solde par un échec peut être plus profitable qu'un succès si l'on sait tirer les leçons de cette expérience.


DirectEtudiant : Comment l'accompagnement dispensé par l'école permet-il d'aborder ces fonctions ?

Jacques Guilluy : Les étudiants ont accès à l'intranet où ils trouveront des bases de données et un centre de ressources. Ils disposent également d'un tuteur qui va suivre un groupe de six ou sept étudiants en première et en deuxième année. Durant le stage, ils sont en relation avec un enseignant correspondant qui les aide au niveau du suivi et de la soutenance. Enfin, au cours de la deuxième et de la troisième année, ils pourront aborder un grand nombre de questions sur leur orientation et surtout comparer les choix possibles entre les différentes fonctions.


DirectEtudiant : Le choix de l'année de césure tend-il à se développer ?

Jacques Guilluy : On observe en effet une augmentation régulière du nombre d'étudiants qui font ce choix. L'an passé, 185 étudiants sur 300 sont partis pour une année de césure, mais ce n'est pas propre à l'ESC Lille, et l'on observe le même phénomène dans la plupart des grandes écoles.


DirectEtudiant : Constatez-vous des différences entre ces étudiants et ceux qui ont choisi un parcours plus classique ?

Jacques Guilluy : Ils reviennent en effet différents. Leur capacité d'intégration des cours est globalement meilleure car ils ont une vision de l'entreprise et du marché que les autres n'ont pas, à condition bien sûr qu'ils n'aient pas été enfermés dans une seule fonction ! On peut très bien rater son année de césure si elle a été mal gérée. Il faut découvrir au moins deux entreprises lors de la césure et trouver des missions qui se complètent pour avoir en quelque sorte une vision binoculaire de la fonction.

Cela implique qu'une césure ne peut se programmer entièrement à l'avance. L'étudiant aura forcément évolué à l'issue de son premier stage et choisira le second en conséquence.


DirectEtudiant : L'ESC Lille est également réputée pour son ouverture internationale : le nombre de stages à l'étranger a fortement augmenté au cours de ces dernières années...

Jacques Guilluy : Il a en effet doublé en deux ans puisque nous sommes passées de 60 à 150 étudiants en stage à l'étranger pour les deux premières années. Nous avons engagé à cet effet une collaboratrice d'origine néerlandaise qui est en contact constant avec les entreprises étrangères et qui visite les étudiants sur les lieux du stage, notamment en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Belgique. Elle développe aussi de nouveaux contacts avec les entreprises.


DirectEtudiant : Les destinations choisies par les étudiants sont principalement européennes ?

Jacques Guilluy : Nous développons actuellement de nombreux contacts avec l'Asie et plus particulièrement avec la Chine. Nous constatons également une augmentation importante de nos diplômés en poste à l'étranger due sans doute au nombre croissant d'étudiants étrangers sur le campus de l'école et au développement des doubles diplômes.

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