«L’ESSEC
MBA : essayer d’innover en permanence » |
Faut-il encore présenter l’ESSEC ? Non, si on reste sur l’idée que l’école, créée en 1907 avec aujourd’hui à son actif 27 000 diplômés, est une formation de référence qui a su faire évoluer son diplôme Grande Ecole en MBA. Oui, si on s’attache aux évolutions permanentes que connaît cette formation de très haut niveau. Trois questions au directeur du pôle MBA.
Direct Etudiant :
Comment une « institution » comme l’ESSEC réussit-elle à s’adapter
en permanence ?
Laurent Bibard :
«
Je rappellerai d’abord quelques réalités :
l’ESSEC, c’est quelque trente-cinq programmes de formation,
l’ESSEC MBA, notre programme phare, mais aussi deux MBA
sectoriels (luxe et hôtellerie), 11 mastères spécialisés à temps
plein, l’EPSCI, formation post-Bac, la formation continue… Le
tout sur trois campus (Cergy, La défense et Singapour)
avec 3700 étudiants de 70 nationalités auxquels
s’ajoutent 6000 managers en formation continue, encadrés
par une centaine de professeurs chercheurs !
Bref, on le voit, c’est une « grosse machine ».
Pour autant, nous ne restons pas sur nos acquis. L’ESSEC
MBA demeure notre navire amiral avec 520 diplômés
par an. On continue d’entrer chez nous sur concours après
une « prépa », mais aussi sur titres à Bac
+4. Nous accueillons beaucoup d’ingénieurs (Mines,
Supélec) et d’universitaires (mastère de gestion),
mais aussi d’autres profils (architectes, philosophes, etc.).
Mais si le fonds pédagogique reste évidemment centré sur
le management, avec une double approche académique et opérationnelle,
l’ESSEC a renforcé les modules qui développent
la « transversalité ».
Direct Etudiant :
Expliquez-nous ce que cela recouvre exactement.
Laurent Bibard :
«
Nous voulons former des managers capables de s’adapter et
de prendre des décisions dans un environnement de plus
en plus complexe et incertain. Dans les faits, cela se traduit
par un accent mis sur le management interculturel, le travail
en équipe, l’ouverture aux champs qui ne relèvent
pas directement de la gestion, mais qui ont un impact sur l’activité d’un
manager. Afin d’accompagner nos étudiants dans leur
développement personnel, nous avons renforcé notre
programme de coaching.
Chacun des 2 500 étudiants étudiant
est accompagné par un tuteur, qui peut être un enseignant
ou un professionnel. Par ailleurs, les 18 mois minimum d’expérience
professionnelle de nos étudiants leur permettent de découvrir
et de comprendre très tôt la réalité de
l’entreprise. Cet « aller-retour » permanent
entre l’académique et le terrain favorise un réel
pragmatisme.
Nous souhaitons pousser le plus loin possible cette préparation
en mixant dès l’école des profils différents
qui seront amenés plus tard à travailler ensemble.
Ainsi, les admis sur titre, plus âgés, côtoient
dès la période MBA les admis sur concours. S’ajoutent également
les étudiants internationaux (800 en permanence sur le
campus de Cergy) et d’autres étudiants. Ainsi, en
2005, nous avons lancé un programme conjoint avec Centrale
Paris sur la création de projets innovants : il s’agit
d’apprendre au plus tôt aux ingénieurs et aux
futurs managers à travailler ensemble. »
Direct Etudiant :
L’international reste un point fort ?
Laurent Bibard :
«
Bien sûr ! L’international est toujours prioritaire
: les étudiants de l’ESSEC MBA doivent effectuer
au minimum 6 mois à l’étranger (stage ou échange
académique). Nous proposons des programmes d’échange
avec plus de 70 universités et notamment avec les meilleurs
MBA mondiaux : Berkeley, Duke aux USA, Pekin et Keio (Japon)
en Asie, et depuis 2005 le très prestigieux Indian Institute
of Management d’Ahmedabad en Inde.
En 2004, nous avons créé l’ESSEC Asian Center à Singapour,
plate-forme privilégiée d’observation de l’Asie
destinée à mieux préparer nos étudiants
aux problématiques des marchés émergents.
90% de nos programmes internationaux se font avec les meilleurs
MBA dans le monde :
Je ne pourrais conclure sans rappeler que 40% de nos élèves
sont embauchés avant même d’être diplômés
dans la banque d’affaires, l’audit, le conseil, les
grands groupes internationaux. Et pour ceux qui ont la fibre entrepreneuriale,
le pôle ESSEC Ventures accompagne les créateurs d’entreprise
via son incubateur et son fonds d’amorçage réservé aux
projets les plus prometteurs. »
Pour en savoir plus : http://www.essec.fr
|