Animer une réunion, transmettre des consignes, gérer un conflit, promouvoir ses idées : les situations de communication auxquelles sont confrontés cadres et dirigeants d'entreprise sont multiples ! Voyons comment les formations permettent d'améliorer son efficacité et de mieux gérer les impasses.
M. Martin : Le papier c'est pour écrire, le chat c'est pour le rat. Le fromage c'est pour griffer.
Mme Smith : L'automobile va très vite, mais la cuisinière prépare mieux les plats.
M.Smith : Ne soyez pas dindons, embrassez plutôt le conspirateur.
M. Martin : Charity begins at home.
Eugène Ionesco, La cantatrice chauve
Dans La cantatrice chauve, Ionesco dénonce le langage artificiel et les impasses de la communication. Bien sûr, il y a peu de chances que vos réunions de travail ressemblent à cela ! Mais qui n'a fait l'expérience de réunions qui ne débouchent sur aucune prise de décision, de consignes mal comprises ou encore du peu d'attention de son auditoire ?
S'il ne s'agit pas de devenir un tribun ou d'user de la parole comme le faisaient les sophistes, les formations à la communication qui placent les participants dans des situations très diversifiées, ont le mérite d'aider à mieux maîtriser l'usage que l'on fait de la parole en fonction des circonstances et à mieux évaluer sa réception auprès des autres.
Ameliorer sa prise de parole et ses ecrits.
Présenter avec assurance un exposé sous une forme dynamique et attrayante, animer une réunion dans le respect du temps imparti, savoir convaincre, maîtriser la communication écrite : les formations sont de plus en plus ciblées en fonction des besoins spécifiques des apprenants.
Améliorer son expression
Améliorer sa communication n'est pas une simple affaire de style, d'autant que celui-ci doit s'adapter au public visé. Il s'agit tout d'abord de gérer son appréhension, de se faire entendre et de se faire comprendre. Cela semble relever de l'évidence, pourtant un orateur peu audible, ou dont le débit est monocorde, lassera vite son auditoire. Aussi les formations proposent fréquemment un travail sur l'intonation, le rythme et ses ruptures, la respiration, ou encore le recours aux questions ou aux digressions pour relancer l'attention et pour convaincre. Tant de bonnes idées se perdent faute d'avoir su les promouvoir !
L'implication de l'auditoire passe également par la maîtrise du regard. Soutenir le regard d'un public en attente, accorder tour à tour son attention à chacun des interlocuteurs va stimuler leur attention.
Les stages font également le point sur l'utilisation des notes et des outils techniques, notamment audiovisuels, afin d'évaluer leurs atouts et leurs limites.
Travailler en groupe
On va s'attacher par exemple à mieux comprendre les mécanismes latents dans un groupe de travail et les enjeux personnels qui peuvent nuire à son efficacité : l'expression de l'autorité et les oppositions qu'elle rencontre, les rivalités et les pressions sous-jacentes, les signes qui traduisent une bonne ou une mauvaise réceptivité. En somme, tout ce qui peut entraver la communication, et par conséquent, la productivité. Les spécialistes parlent de « la partie immergée de l'iceberg » afin de montrer que tout ce qui échappe au rationnel dans la communication est néanmoins le plus important.
La non-communication n'existe pas !
Quoi que l'on puisse penser, nous sommes toujours en situation de communication ! Même nos silences sont porteurs d'un message ! C'est pourquoi il est très utile de prendre conscience de la part du non-verbal dans la communication. Il peut s'agir des gestes et des postures qui expriment l'inattention ou encore le refus de s'impliquer, ou encore d'apprendre à mieux maîtriser l'image que l'on renvoie, et ce qu'on pourrait appeler sa propre mise en scène.
NE jamais negliger l'AUDITOIRE !
Le premier objectif des stages est de mettre en avant la dimension relationnelle de la communication . Il faut dire que ses rouages sont d'une grande complexité. Pour mieux la maîtriser, il n'est pas inutile d'en explorer les méandres.
L'écoute
Premier constat : la communication passe par l'écoute active avant de passer par la parole. Les commerciaux le savent parfaitement ; il ne s'agit en aucun cas de noyer son auditeur sous un flot de paroles, mais bien plutôt de le laisser parler pour mieux cerner ses mobiles ou ses objections. Ces règles sont valables pour toute situation de communication ; savoir écouter permet en premier lieu d'apporter la réponse appropriée, et le cas échéant de préparer son arsenal de contre arguments.
Encourager la parole d'autrui
Second constat : ceux qui ont quelque chose à dire ne prennent pas toujours la parole ! Pourtant, leur avis est souvent fort judicieux !
Il reste à savoir déceler certains signes et les inciter à communiquer. Peut-être se contenteront-ils simplement d'opiner, ou de marquer une attention soutenue à vos propos ? Il s'agit alors de poser les questions ouvertes qui encourageront l'interlocuteur à s'exprimer, de savoir au besoin les reformuler ou de faire la synthèse de ce qui a été dit pour permettre d'avancer.
Une pédagogie axée sur la mise en situation
Bien souvent, Les formations débutent par un auto-diagnostic afin de déterminer atouts et difficultés de chaque participant.
Elles font alterner petits exposés afin d'expliquer le principe qui va être abordé, et mises en situations telles qu'interviews, travaux de groupe, prise de parole préparée ou improvisée. La plupart des organismes font un usage intensif du magnétoscope qui permet à l'apprenant de mieux percevoir ses atouts et ses maladresses. Chaque intervention est ainsi suivie d'une analyse.
Il est fréquent que les simulations reposent sur des situations professionnelles d'autant que la plupart des organismes développent le principe du sur mesure et s'adaptent à la demande spécifique de leurs clients.
D'autres favoriseront les mises en situation de tension : silence obstiné, travaux de groupe avec obligation de résultats dans un délai imparti ! Toutes les difficultés qui jaillissent lors de ces « travaux pratiques » sont l'occasion d'un questionnement et d'une analyse qui permettent de déjouer les obstacles les plus courants.
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