Master Wine de l'Inseec : il faut reconnaître la concurrence pour l'affronter ! |
Dans un contexte de crise, le nouveau Master Wine de l'Inseec entend bien préparer les étudiants aux nouvelles exigences du secteur viticole. Dispensé en anglais, le programme bouscule les valeurs traditionnelles du terroir pour mieux affronter la concurrence internationale.
Entretien avec Laurent Bergeruc, Responsable du programme.
DirectEtudiant : C'est la première session du Master Wine qui s'ouvre cette année...
Laurent Bergeruc : C'est en effet notre première rentrée ! Nous proposions auparavant le Master Marketing, plus généraliste, qui fonctionnait depuis sept ans. Mais nous nous sommes aperçus que sur une promotion de quarante étudiants, près d'un tiers se destinait au marketing du vin ! Il devenait évident qu'une préparation spécifique était nécessaire.
DirectEtudiant : On parle d'une crise du vin dans notre pays : ce programme apporte-t-il des solutions ?
Laurent Bergeruc : Aujourd'hui, ceux qui souffrent ne sont pas tellement les grands domaines mais plutôt les petites exploitations de quinze, vingt hectares. Il est vrai que nous subissons la concurrence des vins du Nouveau Monde avec des vins venus d'Australie, d'Amérique du Sud ou encore d'Afrique du Sud. Dans ces pays, les professionnels profitent d'une législation en leur faveur et ont fait de gros investissements dans le domaine du marketing.
Ce n'est malheureusement pas encore le cas du Bordelais où l'on estime encore trop souvent que la réputation de qualité se suffit à elle-même. Les professionnels ont longtemps négligé la concurrence, convaincus qu'ils étaient les meilleurs. Il y a donc chez les grands négociants de notre région de vraies opportunités pour des étudiants formés au marketing international. Le Bordeaux reste une marque mondiale, ce qui laisse entrevoir de belles perspectives. Mais il faut aujourd'hui apprendre à capitaliser sur cette image.
DirectEtudiant : Cela explique la forte orientation internationale du programme ?
Laurent Bergeruc : Le programme est dispensé tout en anglais, et nous avons voulu en effet mettre en place une nouvelle approche des métiers du vin. Il s'agit en quelque sorte de bousculer l'image du terroir et de reconnaître la concurrence. C'est pourquoi nous avons choisi un positionnement international. Nos étudiants ne sont pas exclusivement des fils de propriétaires locaux ! Beaucoup sont d'origine étrangère et tous viennent d'horizons très divers.
DirectEtudiant : Pourquoi le choix de l'alternance ?
Laurent Bergeruc : C'est la particularité de l'Inseec qui propose seize programmes de Master, tous en alternance. La professionnalisation est bien sûr l'axe majeur de ces formations dispensées à 98% par des professionnels qui participent également à leur conception. Les formations se déroulent d'octobre à fin février à raison de trois jours à l'école et le reste du temps en entreprise. Les stages occupent réellement 50 % du programme, soit en alternance, soit à temps plein durant les mois de mars et d'août. De plus, beaucoup de nos anciens travaillent dans le domaine du vin. C'est un réseau très important qui permet un placement sans difficulté de nos stagiaires.
DirectEtudiant : Quels sont les débouchés à l'issue de la formation ?
Laurent Bergeruc : Beaucoup d'étudiants travailleront à l'export et au marketing, mais ils pourront aussi gérer une exploitation viticole. Ils sont également formés au management financier et à la gestion du changement en cas de fusion ou d'acquisition par exemple.
http://www.inseec-france.com
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