CFAI, l'expérience n'attend pas le nombre des années |
Du BEP au diplôme d'ingénieur, découvrez les parcours en alternance des CFAI avec, en nouveauté, le bac pro en trois ans après la classe de troisième.
Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes
Une centaine de centres répartis dans toute la France, 5000 bacheliers professionnels par an et un taux de réussite de 94% : Dominique de Calan, Délégué général de l'UIMM, peut être fier des CFAI qu'il a mis en place il y a quinze ans : "Leur efficacité n'est plus à prouver puisqu'ils sont reconnus à la fois des examinateurs et des professionnels de l'industrie qui y trouvent un vivier de jeunes responsables et efficaces."
L'alternance ou la vraie vie
Les CFAI préparent à tous les métiers de l'industrie, de l'électronique à la maintenance en passant par le dessin, la productique, le moulage des matériaux et bien d'autres spécialités. Vous y travaillerez sur des équipements de pointe avec des formateurs issus du monde de l'industrie.
Mais pour Dominique de Calan, le plus gros atout des formations en alternance est de vous confronter aux réalités de l'entreprise : "Vous faites partie d'une équipe et, en vrai professionnel, vous avez un contrat de travail, une rémunération et un responsable auquel vous devez rendre des comptes ! Les enjeux sont très importants, et c'est justement cela qui rend la formation stimulante."
Comme dans tous les CFA, la rémunération est fonction de votre âge et varie de 25 à 78 % du SMIC.
Autre atout des CFAI ; la décentralisation ! Ils sont implantés à proximité des entreprises dans tous les bassins d'emploi et il y a forcément un ou plusieurs CFAI dans votre région.
Choix de l'emploi - emploi de choix !
Des formation réellement individualisées, c'est ce que vous proposent les CFAI. A chaque étape de votre parcours, vous pouvez ainsi décider de poursuivre votre formation ou de travailler à plein temps : préparer un BTS après un bac pro parfaitement adapté à la poursuite d'études, et pourquoi pas un diplôme d'ingénieur ? 1500 ingénieurs sortent chaque année des écoles de l'UIMM.
"Choisir, ça s'apprend !" explique Dominique de Calan, et dans les CFAI, on vous apprend entre autres choses à décider de votre orientation.
Un bac pro en trois ans après la troisième
"Pourquoi repasser par un CAP alors qu'on sort de troisième ?" interroge Dominique de Calan qui n'aime pas les détours inutiles. C'est pourquoi dès la rentrée prochaine, les jeunes issus de troisième pourront entrer directement en seconde professionnelle avant de passer en première et de préparer leur baccalauréat.
On peut également commencer sa formation après une seconde ou une première générale. C'est ce qui fait la souplesse des CFAI : chacun, à tout moment de son parcours, peut trouver sa place dans l'une des formations proposées.
Condition d'accès : être motivé !
Une seule condition pour préparer un diplôme en alternance : la motivation ! "Le candidat doit se battre pour trouver un employeur qui va l'embaucher durant trois ans, explique Dominique de Calan. Nous l'aidons, bien sûr, mais c'est lui qui passera l'entretien et devra prouver sa motivation pour décrocher le poste !"
Il est vrai que ces formations sont lourdes et qu'elles demandent un travail important. 800 heures de cours par an et 800 heures en entreprises ; cela veut dire aussi un peu moins de congés que dans les filières traditionnelles.
"L'avenir sera essentiellement technologique !"
"Nos formations veulent donner sa pleine mesure à l'intelligence expérimentale, explique Dominique de Calan. L'avenir sera essentiellement technologique, mais il y a finalement bien peu de jeunes qui maîtrisent les fonctionnements de toutes ces technologies. Ils se contentent d'en être les usagers. L'objectif de ces formations est de leur permettre d'exister dans ce monde nouveau."
Et vous, de quelle côté de la barrière vous situerez-vous, spectateurs passifs ou acteurs enthousiastes ? Si vous n'êtes pas encore convaincus des besoins dans la métallurgie, sachez qu'elle emploie aujourd'hui 2 millions de salariés et que l'on recrute tous les ans près de 70 000 personnes.
Les filles décrochent les lauriers !
Et les filles dans tout cela ? Sont-elles enfin réconciliées avec les métiers de l'industrie ? "Les professions restent très sexués dans notre pays, déplore Dominique de Calan, alors qu'il n'y a que 15% des métiers de l'industrie qui ne sont pas accessibles aux femmes.
D'ailleurs, les garçons rougiront d'apprendre que les filles obtiennent de meilleurs résultats aux examens, et si elles sont encore trop peu présentes aux premiers échelons des métiers de l'industrie, on les retrouve beaucoup plus nombreuses dans les postes de techniciennes de maîtrise.
http://www.uimm.fr
Vous trouverez sur le site de l'UIMM la liste des CFAI et les spécialités industrielles des formations qu'ils proposent.
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