Misez sur la poloyvalence ! |
Mieux vaut pour l'instant ne plus rêver de l'Eldorado ; il est derrière vous, et même les spécialistes savaient qu'il ne durerait pas. Ce n'est pas non plus une raison pour se décourager : l'emploi repart dans le domaine des télécoms et de l'électronique mais pas toujours où on l'attend ! Une raison de plus pour multiplier vos compétences...
Pas de souci pour les diplômés des grandes écoles
De façon générale, l'entrée sur le marché de l'emploi des ingénieurs diplômés des grandes écoles de télécommunications reste rapide. Plus de la moitié d'entre eux, même en période de crise, n'ont pas eu à se positionner sur le marché pour trouver un poste. En moyenne, 80% des diplômés des grandes écoles telles que l'ENST ont connu une période de recherche inférieure à deux mois.
Aujourd'hui, la majorité des postes concernent l'étude et le développement ainsi que l'audit et le conseil qui emploient à eux seuls un tiers des jeunes diplômés. Bien sûr, le plus grand pôle d'emploi dans le domaine des télécoms reste l'Île-de-France suivie par l'Ouest, malgré les déboires de beaucoup d'entreprises dans la région. Toutefois, vous êtes de plus en plus nombreux à opter pour l'étranger.
Mais pour ceux qui ont moins de chance et dans un climat général peu actif, les spécialistes conseillent de miser sur la polyvalence et les formations généralistes. Elles permettent de rebondir plus facilement, d'ajouter plus de cordes à son arc et ne pas se cantonner aux seuls opérateurs de télécommunications ou aux entreprises d'électronique.
Multipliez les cordes à votre arc
Aujourd'hui, toutes les entreprises sont concernées par la transmission d'informations numériques, notamment dans les domaines de la banque et de l'assurance ainsi que dans le secteur de la santé. On voit également se développer de gros besoins dans l'environnement à travers par exemple l'observation de la planète et les phénomènes météorologiques et sismographiques qui nécessitent des compétences pointues en traitement de signal et en acoustique. Des écoles comme l'ENST l'ont bien compris et entretiennent des liens étroits avec la médecine ou des laboratoires comme l'Ifremer.
Donc, si vous ne croulez plus sous les offres, cela ne veut pas dire que le marché de l'emploi est saturé mais simplement qu'il va falloir étendre votre champ d'investigation ou encore envisager un complément d'étude, en vue d'une spécialisation ou, pourquoi pas, pour acquérir une double compétence dans le management. Vous êtes ainsi nombreux à choisir de prolonger vos études. Selon les observateurs du marché de l'emploi, c'est un phénomène fréquent en période de ralentissement économique. Si certains d'entre vous choisissent la voie de la thèse, pour la plupart, vous vous tournez vers les formations au management.
Les formations au management
L'ENST a par exemple mis en place un Master Spécialisé en Management de Projets Technologiques en partenariat avec l'Essec. "Ces dernières années, des changements importants se sont opérés dans les entreprises, explique Alain Riesen, Responsable de la formation continue à Télécom Paris, et l'on attend des ingénieurs qu'ils sachent manager des hommes et qu'ils soient impliqués dans toutes les phases d'un projet, On imagine mal en effet une équipe projet où il y aurait d'un côté de purs techniciens et de l'autre des gens qui s'occuperaient de la partie relationnelle. Les étudiants sont conscients de ces nouveaux besoins et c'est pourquoi ils sont de plus en plus nombreux à faire le choix d'une double compétence."
Vous pouvez également choisir l'option du stage long, idéalement à l'étranger lors de l'année de césure. Cette expérience dans un CV a une vraie valeur d'expérience. Le profil du jeune ingénieur qui a passé une année complète à l'étranger est idéal pour les recruteurs.
|