Informatique : Le retour des beaux jours |
On se souvient des années - pas si lointaines ! - où tout le monde voulait faire de l'informatique ! Autodidacte ou diplômé : chacun y trouvait son compte... Argent facile, évolution accélérée : l'Eldorado des informaticiens a-t-il épuisé ses promesses ? Les entreprises se sont équipées, les postes ont été pourvus et le ralentissement économique est passé par là... Pourtant, l'année 2004 promet d'être celle de l'embellie...
La pénurie en R&D
Si les jeunes diplômés éprouvent encore des difficultés à décrocher leur premier poste, de récentes études de l'APEC montre que l'activité reste soutenue dans le secteur informatique : les SSII françaises continuent d'embaucher (voir nos articles) et souffrent même d'une pénurie de candidats en R&D ! C'est pourtant dans ce secteur que les opportunités sont les plus nombreuses, avec des besoins particulièrement importants dans le domaine "banques et assurances".
Toutefois, si l'on en croit les recruteurs, la plupart des informaticiens veulent devenir chefs de projet et sont peu attirés par l'informatique pure. "On vit actuellement une situation très paradoxale avec beaucoup d'informaticiens sur le marché qui n'ont pas envie de faire de l'informatique !" constate Carl Vansteelandt, Directeur des Opérations chez Illicom.
Alors, que vous réviez de devenir consultant ou spécialiste de la recherche, il semble qu'après les soubresauts de ces deux dernières années, le marché de l'informatique reparte de plus belle. Autre signe de cette bonne santé : le nombre de demandeurs d'emploi dans les associations d'anciens des écoles spécialisées du secteur : 30 ingénieurs en recherche d'emploi sur 2000 diplômés de l'EISTI en 2002 ! D'ailleurs, toutes les études prospectives sur l'emploi montrent que les plus forts taux de croissance se situent dans la production de services, et plus précisément dans le secteur de l'informatique. Mais, dans, le même temps, on voit les pays émergents rafler une bonne part des marchés à tel point que d'ici trois ou quatre ans, un quart des emplois informatiques pourraient être localisés dans ces pays, notamment en Inde.
De manière générale, dans les entreprises, les investissements informatiques devraient repartir à la hausse cette année et les suivantes. Finies les politiques de réduction des coûts : il faut songer à innover si l'on ne veut pas se faire dépasser.
Informaticien : un nouveau profil
Si les informaticiens n'ont guère de souci à se faire pour trouver un emploi, il leur faut pourtant se préparer aux nouvelles exigences des recruteurs ! Le pur technicien n'a guère sa place dans le entreprises aujourd'hui. "Profil d'entrepreneur, âme de leader, ingénieur manager" ! voici ce qui ressort du discours des recruteurs. Conscientes de ces nouveaux besoins, les écoles d'ingénieurs multiplient les partenariats avec les écoles de commerce pour mettre en place des formations très complètes comme le nouveau Mastère Spécialisé en Management de Projets Technologiques de L'Essec et de Télécom Paris.
Alors, si la carrière de l'Informaticien dépend toujours autant de sa capacité à rester à la pointe des évolutions technologiques - ce qui explique sans doute que le secteur soit le plus demandeur en termes de formation continue ! - il lui faut aujourd'hui évoluer vers des fonctions de management et appréhender toutes les dimensions des projets dans lesquels il s'implique : stratégiques, commerciales, financières, humaines, juridiques, organisationnelles, techniques... L'époque est donc à la polyvalence.
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