Technico-commercial : des profils que l'on s'arrache... |
Les domaines de l'électronique sont vastes. Qu'il s'agisse des composants, des télécommunications, du matériel de radiodiffusion ou encore de l'électronique médicale, du matériel informatique, des appareils de mesure et de tous les appareils destinés au grand public, elle est désormais partout. C'est dire si le besoins sont forts tant au niveau de la production que de la diffusion. Alors, quand un candidat porte les deux casquettes, commerciale et technique, on se l'arrache...
L'électronique est partout
Aujourd'hui, la plupart des produits que nous utilisons quotidiennement contiennent des fonctions électroniques. Et cette tendance ne fera que s'accroître. C'est dire si les besoins en électroniciens compétents ne cesseront d'augmenter. Dans cette population qui se singularise par sa matière grise, le technicien d'études participe à la conception, tandis que l'ingénieur, à partir du cahier des charges établi avec le client, va définir les fonctions électroniques du produit.
A côté de la conception, la vente des produits est très porteuse d'emplois. Mais dans la mesure où ceux-ci relèvent souvent de technologies très pointues, on a de plus en plus recours à des candidats au double profil de technicien et de commercial. Face à ces besoins accrus en double compétence, de nouvelles formations voient le jour comme la licence technico-commerciale dispensée dans plusieurs universités en alternance.
Les emplois porteurs
Dans l'informatique, la plupart des étudiants rêvent de se tourner vers le conseil et le métier de consultant, et les entreprises ont du mal à trouver des candidats pour la conception ou le développement. Pourtant la réalisation de logiciels reste un secteur très dynamique. Dans le domaine commercial, la vente de gros en matériel informatique et électronique reste porteuse d'emplois. La fabrication de composants qui représente un faible pourcentage de l'ordre de 5 % des électroniciens a tendance de plus en plus à se délocaliser.
Les bassins d'emploi
Sachez que les bassins d'emplois dans le secteur sont très localisés autour des grandes améliorations. Les TIC sont plutôt l'apanage des pôles importants des villes ou des régions urbaines à gros volume d'activités et de population L'Ile-de-France concentre à elle seule la moitié des entreprises, le reste est réparti entre la région Rhône-Alpes et le Nord, mais le littoral atlantique et le pourtour méditerranéen se sont rapidement développés. A noter, dans les Alpes-Maritimes, l'essor de la technopole de Valbonne Sophia Antipolis où les TIC représentent 49 % des emplois de la commune, ou encore la grosse concentration d'entreprise autour d'Aix-en-Provence. Quant à l'Isère, toujours en pointe dans le domaine de la microélectronique, elle connaît le plus fort accroissement en France. Le département a su également adjoindre à ses entreprises des pôles de recherche et de formation de grande qualité.
Des besoins régionaux en formation
La progression de l'emploi dans toutes ces zones montre une forte évolution de l'informatique tertiaire et la production de composants actifs. L'industrie se développe énormément même si pour l'instant le nombre d'emploi paraît peu en rapport avec cette croissance. Le problème de beaucoup de ces bassins d'emplois a été la mise en relation tardive entre les formations et les entreprises. Des départements comme l'Isère ou les Bouches-du-Rhône ont agi rapidement, mais dans beaucoup d'endroits, le décalage entre candidats compétents et entreprises s'est fait longtemps ressentir.
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